Une page Fonds ne doit pas séparer le discours commercial de la documentation réglementaire
· Sociétés de gestion · 7 min
Une page Fonds est souvent construite en deux temps.
D'abord le contenu commercial : stratégie, équipe, chiffres clés, éventuellement une courbe de performance.
Puis, plus bas ou dans une autre rubrique, la documentation : DIC, prospectus, reporting, rapports périodiques, politiques et mentions diverses.
Cette séparation paraît logique parce qu'elle distingue le contenu « à lire » du contenu « à télécharger ».
Pour l'investisseur, elle crée surtout deux versions du même produit.
Le DIC n'est pas un document annexe
L'AMF rappelle que le document d'informations clés doit être remis avant la souscription de certains produits financiers et qu'il présente notamment les principales caractéristiques, les risques, les coûts et différents scénarios de performance.
Source : [Comment lire le document d'informations clés (DIC) ? — AMF](https://www.amf-france.org/fr/espace-epargnants/savoir-bien-investir/cadrer-son-projet/risques-et-rendements-des-placements/comment-lire-le-document-dinformations-cles-dic)
Cela ne signifie pas que le site doit reproduire le DIC.
Cela signifie que la page Fonds ne devrait pas présenter comme secondaires les documents qui donnent au lecteur les éléments nécessaires pour interpréter correctement ce qu'il lit.
Une architecture robuste traite donc la documentation comme une composante de la page, pas comme une sortie de secours.
Une page, plusieurs niveaux de lecture
Le visiteur ne lit pas forcément tout.
Il doit néanmoins pouvoir passer rapidement du résumé au document qui approfondit le point qui l'intéresse.
Une page Fonds peut donc articuler :
- la stratégie d'investissement ;
- l'univers ou les critères de sélection ;
- les principaux risques ;
- l'équipe de gestion ;
- les caractéristiques essentielles ;
- les performances, si elles sont présentées ;
- les documents de référence ;
- les reportings et publications périodiques.
Le principe n'est pas d'afficher tout au même niveau.
Il est d'éviter que le lecteur doive changer complètement de contexte pour retrouver l'information réglementaire liée au produit qu'il consulte.
Le risque doit rester au contact du bénéfice présenté
Les orientations applicables aux communications publicitaires demandent notamment un équilibre entre les risques et les avantages présentés et exigent un contenu correct, clair et non trompeur.
L'AMF rappelle ce principe dans sa doctrine relative aux communications publicitaires des placements collectifs.
Source : [Communications publicitaires des placements collectifs : l'AMF met à jour sa doctrine](https://www.amf-france.org/fr/actualites-publications/actualites/communications-publicitaires-des-placements-collectifs-lamf-met-jour-sa-doctrine)
Cette règle a une conséquence de design très concrète.
Si une page met en avant une caractéristique favorable, la présentation ne devrait pas forcer le lecteur à chercher les réserves correspondantes ailleurs dans le site.
Un bloc de risque situé à plusieurs écrans de distance n'a pas le même effet qu'une information placée dans le même parcours de lecture.
La documentation doit être contextualisée
Un lien « Télécharger le DIC » n'a pas le même sens selon l'endroit où il apparaît.
Dans une bibliothèque générale, il suppose que le lecteur sache déjà ce qu'il cherche.
Sur la page Fonds, il est relié au produit, à sa stratégie, à son niveau de risque et aux autres documents disponibles.
C'est pourquoi un centre documentaire ne remplace pas les liens présents sur chaque page Fonds.
Les deux ont des rôles différents :
- la page Fonds contextualise ;
- le centre documentaire permet la recherche transversale.
Les données ne doivent pas être ressaisies à plusieurs endroits
Le risque technique d'une architecture éclatée est la duplication.
Nom du fonds, classification, horizon, niveau de risque, équipe, documentation et date des documents peuvent finir saisis séparément dans plusieurs pages.
À terme, une mise à jour est faite à un endroit et oubliée ailleurs.
Le modèle le plus robuste consiste à structurer le fonds comme une donnée unique dont plusieurs composants du site utilisent les mêmes informations.
Cela permet par exemple de faire remonter automatiquement :
- le dernier reporting ;
- le DIC en vigueur ;
- la politique concernée ;
- l'équipe de gestion ;
- la date de mise à jour.
La cohérence devient une propriété du système, pas une vérification manuelle.
La page Fonds doit rester lisible
Intégrer la documentation ne veut pas dire transformer la page en tableau de conformité.
Le travail de conception consiste au contraire à hiérarchiser.
Les documents essentiels peuvent être visibles immédiatement.
Les documents historiques peuvent être regroupés.
Les politiques transversales peuvent rester dans un centre documentaire tout en étant reliées à la page quand elles sont pertinentes.
Le bon test est simple : un investisseur doit pouvoir comprendre le fonds, repérer ses principaux risques et accéder à la documentation utile sans devoir apprendre l'arborescence du site.
La page [Sociétés de gestion](/societes-de-gestion) de WR Studio est construite autour de cette idée : stratégie, fonds, équipe et documentation appartiennent au même système d'information.